La sentence est tombée… Au coeur d’une échauffourée avec Henry Pollock samedi dernier, Jefferson Poirot a finalement écopé de deux semaines de suspension pour un geste d’humeur à l’encontre du troisième ligne anglais. Plus de peur que de mal donc pour le pilier emblématique de l’Union Bordeaux-Bègles, qui ne devrait pas manquer la phase finale du Top 14.

La sentence est tombée… Au coeur d’une échauffourée avec Henry Pollock samedi dernier, Jefferson Poirot a finalement écopé de deux semaines de suspension pour un geste d’humeur à l’encontre du troisième ligne anglais. Plus de peur que de mal donc pour le pilier emblématique de l’Union Bordeaux-Bègles, qui ne devrait pas manquer la phase finale du Top 14.


Coles (1', 40')
Tries
Penaud (5', 36'), Coleman (20'), Cazeaux (55')
Smith (2', 40')
Conversions
Jalibert (21')
Smith (24', 32')
Penalties
Jalibert (28'), Lucu (44')
“Soupçonné d’avoir serré la gorge d’Henry Pollock d’une façon dangereuse et susceptible de lui causer une blessure grave”, tel était le motif de la convocation adressée à Jefferson Poirot, cité à comparaître devant une commission de discipline indépendante ce jeudi. Un acte de jeu déloyal, survenu dans le tumulte de l’après-match de la finale de Champions Cup face aux Northampton Saints, qui aurait pu en effet compromettre la fin de saison de l’international français. Lui qui encourait jusqu'à 52 semaines de suspension selon la gravité retenue.
Mais après plusieurs jours d’attente et de débats, particulièrement animés outre-Manche où l'on n’a pas manqué de pointer du doigt l’attitude du pilier bordelais, le verdict est tombé. Et il a de quoi soulager l’Union Bordeaux-Bègles. “Le joueur a reconnu avoir commis un acte de jeu déloyal qui méritait un carton rouge. La commission a donc sélectionné un point d’entrée de quatre semaines”, précise le communiqué de presse officiel. “En tenant compte de l’acceptation, de son bon casier disciplinaire et de sa pleine coopération à la procédure, elle a décidé de réduire la sanction de moitié et a donc imposé une suspension de deux semaines”. Une peine finalement clémente, qui aurait pu être bien pire pour le vétéran de la première ligne.
De retour pour les play-offs
Si Jefferson Poirot manquera alors les deux dernières journées de la phase régulière du Top 14, soit un déplacement périlleux à Toulon ce dimanche, suivi de la réception de Vannes la semaine suivante, la figure de proue girondine sera bel et bien de retour aux affaires pour un éventuel barrage dès le 13 juin prochain. Une reprise à point nommé pour les hommes de Yannick Bru, à l’aube des phases finales.
Forcément soulagés par cette sanction réduite, les Bordelais pourront désormais aborder plus sereinement le sprint final, avec la certitude de retrouver leur joueur phare pour les matchs à élimination directe. Une nouvelle accueillie avec le sourire sur la côte ouest… mais qui suscite en revanche quelques grincements de dents outre-Manche. Dans l’œil du cyclone depuis cinq jours, le Francilien de 32 ans a été vivement critiqué en Angleterre, notamment par le staff des Saints et leur directeur du rugby, Phil Dowson : “Je pense que c’était injustifié et déplacé”, a-t-il confié au Guardian après la finale perdue à Cardiff. Une déclaration qui en dit long sur la perception britannique de ce geste jugé “contre l’esprit du sport”.
Pour l’heure, Jefferson Poirot n’a pas réagi publiquement à la décision. Mais à l’approche d’une fin de saison cruciale pour son club, nul doute qu’il aura à cœur de répondre sur le terrain, lui qui rêve d’un doublé historique.